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de fouilles !
Pourquoi chercher à Pompéi les vestiges d’artisanat
dans les parties anciennement dégagées ?
Parce que notre connaissance des techniques
antiques est très imparfaite;
Parce que les archéologues connaissent des difficultés
à interpréter les vestiges d’ateliers
artisanaux;
Parce que de l’interprétation des progrès
techniques dépend en partie celle de l’évolution
économique;
Parce que, étant donné l’état
de conservation qui reste exceptionnel malgré les
dégradations subies par le site, c’est seulement
à Pompéi qu’il est possible de distinguer
les divers types d’artisanat et, partant de là,
de déterminer les critères qui permettront
d’interpréter d’autres gisements moins
bien conservés.
En conséquence, le Centre Jean Bérard
a proposé à la Surintendance de Pompéi
et d'Herculanum de conduire sur plusieurs années
un programme de recherche portant sur les productions artisanales.
Ces recherches sont conduites par un groupe de chercheurs
appartenant à plusieurs laboratoires du CNRS : Philippe
Borgard (Centre C. Jullian, Aix-en-Provence), Jean-Pierre
Brun (Centre J. Bérard, Naples), Martine Leguilloux
(Centre
C. Jullian, Aix-en-Provence), Magali
Mingaud (Année Épigraphique, Paris), Nicolas
Monteix (Centre
C. Jullian, Aix-en-Provence)
et Marie Tuffreau-Libre (UMR 6665, Rennes).
Une
problématique générale structure l'ensemble
de ces recherches :
Y a-t-il rupture ou continuité dans la vie économique
de la ville après le tremblement de terre de 62 ?
Il est clair qu'un certain nombre d'installations artisanales
ont été, après cette date, installées
dans des maisons antérieurement dévolues uniquement
à l'habitation, par exemple la fullonica
de Stephanus.
Mais s'agit-il d'un phénomène général
comme on l'affirme parfois ou bien de l'évolution
normale de la vie économique, certaines maisons étant
transformées en ateliers, d'autres demeurant ou redevenant
des habitations ?
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